Victor Hugo Guillotine

  • Durée
    75 min

  • À partir
    de 14 ans

  • 800
    Places

  • En
    Intérieur

Victor Hugo n’eut de cesse, tout au long de sa vie, de dénoncer la peine de mort, « signe spécial et permanent de la barbarie », et de prôner son abolition. Fil conducteur de son parcours littéraire et politique, ce combat s’incarna dans ses premiers romans – Han d’Islande (1823), Le dernier jour d’un condamné (1829), Claude Gueux (1834) – avant d’être porté à l’Assemblée nationale, où il échoua, le 15 septembre 1848, à faire évoluer la loi. Discours politiques, correspondance, poésies de Victor HUGO s’enroulent donc autour d’un « squelette », le dernier jour d’un condamné, pour créer le corps du spectacle.

Ce spectacle qui rassemble des écrits, que Philippe VUILLERMET et Régis VIROT ont souhaité lier, délier et relier tour à tour, invite chacun à méditer en conscience sur la peine de mort et ne pas oublier qu’elle demeure encore pratiquée dans de nombreux pays, notamment aux États-Unis et en Chine.

 

Site dédié au spectacle : www.victorhugoguillotine.com

Vidéo Victor Hugo Guillotine

Représentations pour Victor Hugo Guillotine

Nov 2017

2011 - 2012

GENÈSE DU PROJET

Victor HUGO a prononcé pendant sa carrière politique plusieurs grands discours qui résonnent encore aujourd’hui. Pour les partager avec le plus grand nombre, nous avons décidé, à partir de 2009, de traiter de certains d’entre eux qui nous semblaient les plus importants : la paix, la misère, la liberté de la presse, le suffrage universel, l’éducation, la culture… Nous avons mis en place des ateliers de recherche et plusieurs formes artistiques courtes ont été présentées au public en 2010.

LE PROJET

Un projet né de désirs et d’arts mélangés.

Désir d’amener le théâtre au cirque, le cirque au théâtre, de mêler les genres, les gens, dans un spectacle qui parle de nous, société qui s’agite. Désir d’artistes de partager, de renouveler et de raviver notre parole et le feu qu’elle doit transmettre et diffuser… Forts de cette rencontre avec Victor HUGO, de la rencontre de nos deux compagnies, de nos désirs communs et des expériences vécues lors de ces ateliers, nous avons décidé de porter le plus constant et le plus virulent des combats d’Hugo sur scène : la lutte contre l’échafaud.

Dans son enfance, il assista à des exécutions capitales ; dès lors et toute sa vie, il lutta contre la guillotine. « Le dernier jour d’un condamné » écrit en 1829 est un roman de jeunesse ; il souligne à la fois la cruauté, l’injustice et l’inefficacité du châtiment suprême. Ce sera notre fil conducteur. D’autres écrits, poèmes, correspondances, discours politiques traitant du sujet font également partie du spectacle que nous présenterons. Une occasion de rendre à la fois force à une actualité vibrante et hommage à Victor HUGO, intellectuel engagé et humaniste.

NOTE D’INTENTION

Victor Hugo n’eut de cesse, tout au long de sa vie, de dénoncer la peine de mort, « signe spécial et permanent de la barbarie », et de prôner son abolition. Fil conducteur de son parcours littéraire et politique, ce combat s’incarna dans ses premiers romans – Han d’Islande (1823), Le dernier jour d’un condamné (1829), Claude Gueux (1834) – avant d’être porté à l’Assemblée nationale, où il échoua, le 15 septembre 1848, à faire évoluer la loi. Discours politiques, correspondance, poésies de Victor HUGO s’enroulent donc autour d’un « squelette », le dernier jour d’un condamné, pour créer le corps du spectacle. Ce spectacle qui rassemble des écrits, que Philippe VUILLERMET et Régis VIROT ont souhaité lier, délier et relier tour à tour invite chacun à méditer en conscience sur la peine de mort et ne pas oublier qu’elle demeure encore pratiquée dans de nombreux pays, notamment aux Etats-Unis et en Chine.

MISE EN SCÈNE

Il ne s’agit pas ici de déclamer des fragments de textes mis bout à bout, mais bien plutôt de les faire (re)vivre à travers la mise en scène associant l’engagement des corps, dans le mouvement comme dans l’immobilité, au jeu d’acteur, au son et à la lumière. Sur le plateau, le condamné à mort et l’écrivain dialoguent sans jamais se croiser, l’un s’avançant inexorablement vers l’exécution annoncée, l’autre militant avec passion pour l’abolition de la peine de mort. Le souffle des mots et le poids des silences sont accentués par le langage des corps, toujours sous tension, afin de rendre toute leur force aux textes d’Hugo. Deux comédiens sur le plateau, pour deux personnages ; l’un évoluant librement dans l’espace, l’autre à peine, dans ce « hideux Bicêtre » qui ne semble qu’un long couloir menant à la « placarde ». Deux espaces aussi, alternativement occupés, traversés, dansés par de multiples autres personnages, tantôt facilement identifiés, tantôt marée humaine balayant tout sur son passage : – Un espace « libre » où des mannequins sur roulettes mis en mouvement par un comédien devenu « opérateur » partageront les rêves du condamné, moments intimes ou épiques, réconfortants ou glaçants… – L’espace clos, tunnel métallique horizontal formé de 3 « cellules » de plus en plus étroites sur lesquelles parfois un tissu extensible vient se poser, mélange de rigidité contre laquelle le condamné se cogne, et d’élasticité qui le retient et le colle à son destin. Seuls les moments fantasmés par l’un, écrits par l’autre, permettront parfois aux deux personnages de s’approcher, de s’accrocher, comme on s’accroche à l’espoir, à ses rêves, à la vie, et de partager ce même espace où les corps parleront autant que résonnent les mots d’HUGO.

BIBLIOGRAPHIE

  • Han d’Islande, chapitre XLVIII, roman, 1823
  • Le dernier jour d’un condamné, roman, 1829
  • Préface du dernier jour d’un condamné, 1832
  • Discours devant l’Assemblée Constituante, 15 septembre 1848
  • Plaidoirie au procès de Charles Hugo, L’événement, 11 juin 1851
  • Correspondance, « A Lord Palmerston, Angleterre », 14 février 1854
  • L’échafaud, poème, 30 mars 1856
  • Correspondance, journaux belges, 21 janvier 1862
  • Correspondance, « A Monsieur Bost, Suisse » 17 novembre 1862
  • Correspondance, « A Pedro de Brito Aranha , Portugal», 15 juillet 1867
  • Quatre-vingt-treize, roman, 1874

2009 - 2010

A l’origine de ces ateliers : des désirs mais aussi des rencontres…

Désir d’amener le théâtre au cirque, le cirque au théâtre, de mêler les genres, les gens, dans un spectacle qui parle de nous tous qui formons cette société qui s’agite. Désir d’artistes de nous ouvrir, de nous surprendre dans nos manières de dire, de transmettre, de partager…

Désir de la compagnie de traiter ces thèmes qui traversent et agitent notre société comme la misère, la liberté de la presse, la place de la culture et de l’enseignement dans les politiques publiques. Autant d’écueils pour les divers systèmes et hommes politiques qui se sont succédés, autant de sujets de polémiques, de crises, de mouvements populaires, syndicaux…, secouant tout le pays (tous les pays ?…). Autant de prises de parole, de position, de mise en lumière par les écrivains, philosophes, poètes, hommes de scène…

La réflexion sur ces sujets nous a amené à une rencontre avec Victor Hugo.

Rencontre donc avec un auteur: écrivain, auteur dramatique, poète, peintre, c’est chez Victor Hugo que l’on retrouve le plus de convergence entre notre démarche artistique, et ce désir de dire notre société et ses problèmes. Les observations de « l’homme du siècle » sont d’une telle actualité que nous ne pouvions que les faire résonner encore aujourd’hui.

En approchant les textes et discours politiques de Victor Hugo (1848-1851), on découvre le point de vue d’un artiste qui poussera son engagement jusqu’aux responsabilités de député dans une période riche en bouleversements, crises et rebondissements plus ou moins violents; regards de convictions sur la société dans laquelle il évolue, sur celle qu’il veut construire. Un homme visionnaire, sincère, libre, concerné et convaincu de son devoir de citoyen; mais aussi un homme faillible plein de doutes, de colères, de peines, de passions.

Nous nous attachons alors à ce personnage qui avant d’être une icône du 19e siècle, est un être humain, comme chacun de nous, un citoyen qui s’interroge.

Aujourd’hui encore, un siècle et demi après la seconde république, ses remises en question, ses combats résonnent de manière forte, et tous les problèmes inhérents au fonctionnement de notre société demeurent : les combats de « l’homme du siècle » doivent être les nôtres, toujours…

Rencontre avec un metteur en scène, homme de théâtre venu partager avec des hommes de cirque, pour « entremêler » ces désirs, ces mots, ces personnes et dérouler avec eux le fil rouge de cette aventure.

Notre choix : de 1848 à 1851

Les années 1848 à 1851 sont un passage clé dans la vie et l’œuvre de Victor HUGO. Elu député par le suffrage universel, c’est durant cette période qu’il va mettre entre parenthèse sa carrière artistique et utiliser sa notoriété pour exprimer ses opinions et convictions politiques.

Son engagement total, souvent à contre courant de son propre camp, le pousse à se mettre en danger pour défendre ses idées. Ces choix et positions influenceront le reste de sa vie et de sa carrière puisqu’il est contraint à l’exil (pendant 20 ans) suite au coup d’état du 2 décembre 1851. C’est l’amour profond du peuple et de la liberté exprimé dans ses discours à l’assemblée qui ont guidé nos choix de textes, de mots et d’illustrations.

Plus de 150 ans après leur lecture, nous allons remettre à l’honneur des paroles engagées, des convictions fortes, des vérités difficiles à (ré) entendre, des combats extrêmes menés de front face à des politiciens, au pouvoir du clergé, à la monarchie…

Nous avons présenté une première forme de ce travail le 11 mai 2010 au Théâtre Beaulieu à Saint-Etienne.

Nous repartons en résidence de création au Théâtre des Cordeliers à Romans-Sur-Isère (26) du 20 septembre au 3 octobre 2010. Nous présenterons notre travail de fin de résidence le 8 octobre 2010.

La création de ce spectacle continue avec deux artistes, Régis VIROT et Philippe VUILLERMET. ILs associent leurs forces au service de la création en montant une co-production avec leurs deux structures respectives.

Le travail va démarrer par une première résidence au Diapason de St Marcellin du 2 au 6 mai 2011. Merci à Célia COT de nous accueillir dans ses murs pour une semaine riche en émotion !!!